Texte rédigé en 1825 sur les campagnes de Coeur de Lion

 

Ce texte a été rédigé vers les années 1825 par  un prêtre suite à un entretien avec Coeur de Lion. Dans sa très grande majorité il reflète assez justement les campagnes de ce chef chouan. Toutefois des erreurs de dates peuvent être relevées. Les deux plus importantes concernent les années 1795 et 1796. Le combat contre les soldats de Humbert ne se déroule pas en 1795, mais les 1er et 2 février 1796. l'affaire d'Héric est d'octobre 1795. Nous avons laissé certaines tournures de phrases et certaines fautes de français qui ne nuisaient pas à la compréhension du texte. C'est un témoignage brut, ne s'interressant qu'à l'aspect militaire et délaissant le côté  politique comme les négociations de la Mabillais.

Services Militaires du Sousigné dans les armées Royales de l’Ouest en faveur des Bourbons Souverains légitimes de la France.

 

Dès le commencement de l’an 1793 le Sousigné Terrien jean, Cœur de Lion, Marcha Contre la ville de Ancenis devenue révolutionnaire et força les prêtres intrus tel que celui de Varades, St Herblont, Mesanger et autres à se retirer. Voyant qu’il ne pouvait former de corps militaires sur la rive droite de la Loire pour la défense du trône il se décida à la passer avec un certain nombre de jeunes Gens pris dans les communes de Pouillé et Maumusson. Son passage fut très pénible, obligé de traverser toute la prairie de Varades, sautant dans l’eau jusqu’au col, Mais ne perdant courage il parvint avec ses compagnons d’armes chez un brave homme qui le passa à l’ombre de la nuit sur la Gauche dudit fleuve : Sachant de ce bon Monsieur que Monsieur de Bonchamps devait être à St Florent le vieux il s’y rendit et ne le trouva pas parce que le Général avait été obligé de Marcher Contre cul de bœuf vis à vis Ingrandes d’où les républicains étaient venus. Ce bon et intrépide Général de retour à St Florent voulu bien l’admettre dans son armée (en qualité de volontaire. Et C’est dans ce corps d’armée qu’il a servi depuis le mois de Mars jusqu’à la déroute de Savenay qui arriva le ….)

 

Le premier combat où il se trouva eu lieu à la chapelle du Ginet près Beaupraud faisant partie de l’avant garde en qualité de caporal. Il fut un de ceux qui fondirent les premiers sur l’ennemi qui fut entièrement défait excepté un très petit nombre qui échappa en rejoignant un autre corps considérable de républicains qui fut aussi complètement battus par l’armée du général (Cathelineau, alors Général en chef ) du marquis delbée notre général en chef. De Bonchamps réuni à ce général l’ennemi fut rapidement poursuivi jusqu’à St Florent et tout ceux qui ne se jetèrent pas dans la Loire furent tués ou faits prisonniers. Toute l’armée Royale revint coucher à Beaupro et en partit le lendemain se dirigeant sur Chalogne pour en battre la garnison. Le combat commença très tard et dura une partie de la nuit ce qui favorisa le passage de l’ennemi dans l’isle de Chalogne. La division Bonchamps partit pour St Pierre de chemillé et delà à Vié où elle séjourna. Elle dirigea ensuite sa marche sur argentan chalain croyant y trouver l’ennemi. Cœur de Lion y entra le premier avec sa compagnie ayant été nommé capitaine d’infanterie en passant à St Pierre de Chemillé . Le Général Bonchamp fut rejoindre la Grande Armée qui assiégeait la ville de Thouars du coté du château. Aussitôt son arrivée, Il fut à la découverte le long d’une petite rivière au-dessous de la ville ayant découvert un bataillon ennemi qui était embusqué dans une pièce de terre sur le bord de la rivière Il revint promptement en faire part à Stofflet major Général et à Monsieur de la Roche jacquelin qui passa aussitôt à la droite avec un détachement pour se diriger sur l’ennemi embusqué et le Général Bonchamps descendit la gauche et arrivé en face de l’ennemi, il se jeta dans la rivière avec son cheval, un fantassin prit la queue du cheval, un autre se prit à la veste du fantassin ainsi de suite de manière que toute (la division) le détachement que le Général avait pris passa la rivière à la nage et prit l’ennemi en flanc qui fut tout défait excepté deux ou trois ;

 

Toute l’armée s’étant réunie elle commença à faire le siège de Thouars où il y avait une garnison de six mille hommes avec douze pièces de canons ; parvenu aux pieds des murs on battit en brèche la garnison ayant demandé à capituler le feu cessa, mais les conditions n’étaient pas convenables , l’attaque recommença avec vigueur. ; les murailles s ‘écroulent dans plusieurs endroits et déjà les Bretons et les angevins de la droite de la Loire pénètrent dans des jardins. L’ennemi demande à se rendre et à sortir de la ville sans ses armes. Ce qui lui fut accordé ; L’armée Royale fit séjours et prit ensuite sa marche sur Bressuire. De là la Grande armée fut à Parthenay et la division Bonchamps alla pour la première fois prendre garnison à Cholet. La Grande Armée quitta les bocages pour battre une armée républicaine qui se formait à Fontenay le Comte, mais elle fut obligée de se retirer avec perte. Le Général Bonchamps chargé de prendre les moyens pour battre cette armée qui augmentait de jour en jour ordonna à Stofflet de se rendre pour la châtaignerais. Il partit lui-même deux jours après avec sa division. La réunion se fit pendant la nuit, de Bonchamps prit avec lui Cœur de Lion pour approcher des larges fossés où il croyait l’ennemi embusqué mais il avait évacué et gagné la plaine. Aussitôt Stofflet et la Roche jacquelin se mirent en marchent et s’arrêtèrent avant d’entrer dans la plaine. Bonchamps arrive et après avoir prit le devant il se dirigea sur la droite, la Roche Jacquelein (XXX) Stoflet commande le centre et le combat s’engage. Bonchamps après la grande décharge ordonna de courir sur l’aile gauche de l’ennemi ce qui fut exécuté si vivement qu’elle fut culbutée. La Roche jacquelin en fit autant de son coté. L’armée républicaine se trouvant décentré dirigea le feu de plus de cinquante deux pièces d’artillerie contre Stofflet qui avec la dernière intrépidité empêcha le centre de l’armée Royale de plier. L’ennemi attaqué de tous cotés fut mis en déroute complète perdant toute son artillerie et toutes ses provisions. La division Bonchamps (alla) à Cholet et la Grande Armée fut dans la plaine de Laguon( ?). Mais ayant éprouvé un échec, elle se replia sur les Herbiers où Bonchamps la rejoignit. L’armée regagna la dite plaine de Luçon où elle tourna sa marche sur l’ennemi qui était Maître de Chantonnay. Le chevalier Fleuriot à la tête des compagnies bretonnes et angevines courut sur l’avant garde ennemi qui fut obligé d’abandonner le bourg de Chantonnay. Il se réunit à son armée qui était déjà en bataille dans la plaine. La Grande Armée commença le combat à la nuit tombante. Les six milles républicains qui avaient eu l’avantage à Luçon s’attendaient à avoir le même succès lorsque la division Bonchamps au milieu des ténèbres courut à la bayonnette sur la gauche de l’ennemi, l’enfonce et la Grande Armée reprenant courage l’ennemi fut mis en déroute et obligé d’abandonner toute son artillerie ses provisions de bouches. Cœur de lion perdit vingt hommes de sa compagnie et trente hommes de blessés.

 

Le lendemain de cette affaire toute l’armée retourna à Cholet et quelques jours après Cœur de Lion reçut ordre de son Général de se rendre promptement à Vezin avec sa compagnie pour arrêter la Marche du Général Santerre et donner le temps aux communes voisines de se réunir. La réunion fut prompte et Piron qui était alors aide de camp de M. de Bonchamps commanda la charge qui fut si vigoureuse que Santerre prit la déroute son armée fut taillée en pièce et perdit trente-deux pièces de canons et tous ses caissons.

 

Toute l’armée Royale se réunit à Doué. Cathelineau marcha sur Saumur et la division Bonchamps fut à Montreuil pour empêcher une colonne républicaine de porter des secours à Saumur. Cette colonne vingt attaquer l’avant garde que Cœur de lion commandait sur la route de Thouars. Toute la division ayant couru aux armes, marche contre l’ennemi, l’arrête en se battant une partie de la nuit. Un détachement de l’armée qui attaquait Saumurs arrive faisant un feu des plus vif. Malheureusement le feu cribla la division Bonchamps qui fut obligée de se jeter à terre. Au point du jour on s’aperçut que l’ennemi s’était retiré à Thouars et avait laissé quatre pièces de canon. Cœur de lion eut ordre de conduire tous les officiers qui avaient été tués pour leur rendre les derniers honneurs. Et fut encore revenu à Saumur a temps pour se joindre à ses camarades Bretons et Angevins qui étaient sous les remparts du château de Saumur. Les grenadiers qui s’y étaient retirés furent obligés de capituler et de rendre les armes.

 

Quelques jours après toute l’armée Royale marcha contre Angers que l’ennemi avait abandonné pour se replier sur la ville de Nantes. Cette ville assiégée le 29 juin 1793 par l’armée royale qui fut contrainte de lever le siège et de repasser promptement la Loire pour aller battre Westermann qui avait dessein d’aller à Mortagne où était le parc royal d’artillerie. Il fut heureusement arrêté dans sa marche par les habitants du Loroux Botteraux et communes voisines qui formaient plusieurs compagnie des plus intrépides. A peine Stofflet et la Roche Jacquelein furent ils arrivés que Westermann fut totalement battu et forcé à battre en retraite. Pendant ce temps là, la division de Bonchamps qui avait la dernière levée le siège de Nantes se rendit à Cholet et après plusieurs jours de repos elle part à St Lambert pour se joindre au prince de Talmont qui remplaçait Cathelineau. Ce général força les républicains d’évacuer Brisard et les compagnies angevines et bretonnes qui formaient l’avant garde de la division Bonchamps furent arrivés à temps pour poursuivre sévèrement l’ennemi jusque sur les Ponts de Cé où il se retrancha. Ce fut là que Cœur de Lion fut grièvement blessé à la tête ; Blessure qui le mit hors de combat jusqu’au passage de la Loire et ce fut en qualité de (chef) de bataillon qu’il fit toute la tournée du Nord.

 

Il était à la bataille d’Entram où l’ennemi fut complètement battu et perdit toute son artillerie. Il faisait partie de ceux qui entrèrent les premiers à fougères et qui firent prisonniers un régiment tout entier. L’armée royale y fit séjour et prit la route pour Antrain, Dol, Pontorson, Avranges pour aller faire le siège de Grandville qu’elle fut obligée de lever pour se replier sur Avranges où elle passa deux jours. Le lendemain de son arrivée la division Bonchamps fut à Villedieu reconnaître l’ennemi. de retour à Avranges elle eut ordres du Marquis de la Rochejacquelin qui avait alors le Commandement de toute l’armée de se porter en avant sur la route de Pontorson qu’une forte armée républicaine avait déjà dépassée. Aussitôt que toute l’armée royale fut réunie un cruel combat s’engage et l’ennemi étant complètement battu, l’armée victorieuse se rendit à Dol où le deuxième jour après elle fut obligée d’en venir au main avec une armée républicaine qui venait sur Dol par la forêt d’Entrain. Le combat fut très opiniâtre et la victoire balança longtemps. La division Bonchamps qui était sous les ordres du Comte d’Autichamp depuis le passage de la Loire se sépara de la grande armée pour aller au devant d’une colonne de vingt-cinq mille hommes qui avait déjà passé Pontorson. Dès le premier choc l’ennemi perdit toute son artillerie et battit en retraite sur une élévation pour éloigner de Pontorson la division d’Autichamp diminuée à cause d’un détachement qu’elle fut obligée de former à la grande armée qui était au prise avec une armée de quarante huit mille républicains retranchés près d’antrain, fut sur le point de battre en retraite ce qui aurait consommé la perte de Cœur de Lion qui avait reçu l’ordre de se poster à droite le long d’une petite rivière où il fut attaqué par un régiment de hussards. Il n’eut point d’autres ressources que d’abandonner son cheval et de se jeter dans la rivière dont la profondeur lui était énorme. Il s’en tira dans la croyance que les siens avaient eut la déroute. Mais Au contraire l’ennemi était débusqué et son général qui le faisait chercher parmi les morts le voyant arriver à lui plein de vie saute de son cheval et l’embrasse.

 

L’ennemi obligé de repasser Pontorson et le pont fut coupé. Le général d’Autichamp retourna à Dol où l’on se reposa pendant un jour. Réuni à la Rochejacquelin qui avait tellement culbuté son ennemi que les environs et les rues d’entrain étaient jonchés de morts. Le reste il était retiré dans Rennes dans le plus grand désordre. L’armée royale revint à Laval passe à Château-Gontier, Sablé et vint faire le siège d’Angers. Mais elle fut obligée de le quitter et de se replier sur Baugé d’où elle partit pour la Flèche dont elle s’empara malgré la résistance de l’ennemi.

 

Le lendemain elle marcha sur le Mans où elle entra sans combat. Fatiguée elle y resta trop longtemps car l’ennemi vint l’attaquer d’où il fut battu deux fois. Mais à la troisième fois il fut victorieux. L’armée royale obligée d’abandonner la ville battit en retraite. Monsieur d’Esigny quoique vieux combattit à la tête de la cavalerie jusqu’à Laval où l’armée prit un peu de repos. Elle passa ensuite par Cossé, Craon, Pouancé, St Mars la Jaille , Ancenis, Nort, Blain et Savenay où elle fut disséminée et où finit les campagnes de 1793.

 

 

Dans le commencement du mois de mars 1794, Cœur de Lion qui s’était retiré aux environs de Château-briant commença comme ses autres Compagnons d’arme disséminés sur différents points des départements de la Loire inférieure, de la Sarthe et de la Mayenne à inviter les habitants à prendre les armes pour les Bourbons. Il s’agissait pour réussir de contraindre les garnisons républicaines à se retirer d’un grand nombre de communes qu’elles occupaient : tels sont les moyens qu’il employa. Il ordonnait aux soldats qui se trouvaient sous lui d’aller nuitamment se poster deux par deux tout près des sentinelles de crier contre elles : Sentinelles prenez garde à vous et quelque temps après de faire feu et aussitôt l’ennemi faisait battre la Générale et se tenait toute la nuit sous les armes. Au point du jour il sortait pour parcourir la campagne et il ne trouvait rien.

Cœur de Lion après avoir organisé quelques petits corps qu’il réunissait toutes les fois qu’il le pouvait commença par battre quelques garnisons qui continuaient de sortir. Il n’en fallut pas d’avantage pour les empêcher de sortir. Les vivres vinrent à manquer et beaucoup moururent de faim et de misère ne pouvant reposer ni jour ni nuit. Elles n’eurent donc point d’autre partie à prendre que de se retirer dans les villes laissant les campagnes à la disposition des royalistes qui furent ainsi obligés de marcher et de battre contre des colonnes qui sortaient des villes pour piller dévaster tous les lieux qu’ils ne pouvaient tenir en leur pouvoir. Le premier combat où Cœur de Lion se trouva fut à Bonneuvre près la forêt d’Ancenis. L’ennemi au nombre de mille à douze cents hommes y fut battu par quatre cents soldats presque tous anciens vendéens qui le poursuivirent très loin sur la route d’Ancenis. Quelques heures après une armée de quinze cents hommes qui avait passé par Candé vint se poster le long de la forêt de Saint Mars pour battre la petite colonne royale qui se défendit avec une belle intrépidité quelle la força à se retirer sur Candé. Les royalistes se retirèrent dans les bois de Rougé pour y prendre une position avantageuse mais ils se trompèrent car ne pouvant garder tout le bois, l’ennemi qui était nombreux y pénétra et les royalistes pour se sauver furent obliger de passer sous le feu de plusieurs colonnes abandonnant tous leurs blessés qui furent massacrés Voici tout ce qui se passa en 1794.

 

Au commencement de 1795, les royalistes s’organisèrent tout à fait et se donnèrent pour général le vicomte de Scépeaux. Cœur de Lion commanda en qualité de chef de division les bataillons qu’il arma dans les arrondissements de Château-Briant, de Savenay une partie de Redhon et de Vitré. Ces deux derniers dépendent de l’Ille et vilaine.

Un jour passant par la commune de Moisdon il y prit les hommes avec lequel il battit trois cent cinquante soldats républicains, près du moulin de la Salmonnais commune du petit bourg arrondissement de château-briant . Il s’empara de tous leurs bagages et d’une quantité de grains qu’ils emmenaient après cette capture il se rend dans la commune de Soudan pour y passer en revue tous ceux qui pouvaient porter les armes. Il apprend qu’une colonne de six cents hommes était sortie de Château-Briant pour aller piller et enlever des grains sur Saint Julien de Vouvantes. Il part avec la compagnie de Soudan et de Vritz se rend sur la route de châteaubriant à saint julien . Il y trouve plusieurs compagnies telles que celles du petit bourg d’Erbray et de saint julien qui avaient reçu ses ordres. Il prend la position la plus avantageuse qu’il put trouver et attend son ennemi. Masqué, Il le fait attaqué en tête et le voyant bien fixé par ceux qui l’attaquent , il le prit en flanc si vivement qu’il fut obligé de prendre une fuite précipitée et d’abandonner chevaux charrettes enfin tout de qu’il pouvait posséder. Les charrettes et les chevaux furent vendus au bénéfice des compagnies qui s’étaient distinguées..

 

Voulant parcourir sa division et la passer toute en revue, il forma une colonne mobile de quatre cents hommes avec une vingtaine de cavaliers. Tous les quinze jours il renouvelait sa colonne et ne marchait jamais sans elle et c’est par ce moyen qu’il en fit de bons soldats.

 

En traversant la commune de Louisfert près châteaubriant : quelques cavaliers qu’il avait envoyé en avant vinrent lui apprendre qu’un fort détachement traversait les landes du Bois Hamon. De suite il quitte les bocages et se précipite sur cette colonne ennemie qu’il conduisit jusqu’aux portes de Châteaubriant la bayonnette aux reins.

 

Il prit ensuite la route par saint aubin des châteaux, sion ou arrèze dans la ville de fougeray où après y avoir passé un fort bataillon en revue, il passe par la commune de Pieric et de Concreuil. Il s’arrête dans une lande et après quelques heures de repos il se porte à marche forcée sur le Guémené occupée par une garnison républicaine ; escalade les murs et se retranche dès le point du jour. La garnison surprise se déssime et très peu se sauve du coté de Redhon.

 

Revenu aux environs de châteaubriant il prit un peu de repos. Il renouvelle sa colonne mobile avec laquelle il parcourut toute sa division cherchant toujours l’occasion de se battre. Ses bataillons qui restaient souvent campés pour couvrir leur pays empêchent les gardes territoriaux franches, aux cents sols d’y pénétrer, avaient ordre de se porter promptement au secours de la colonne mobile quand elle était aux prises avec l’ennemi, ce qui arrivait souvent. De même que la colonne quand elle n’était pas la plus forte battait en retraite du coté des dits bataillons qui entouraient les républicains et les battaient.

 

Un jour Cœur de Lion s’étant exilé avec un de ses chefs de bataillon apparaît vingt cinq grenadiers qui dirigeaient leur marche vers châteaubriant. Il s’avance vers eux au galop, les somme de rendre leurs armes en disant que s’ils ne le faisaient pas, ils allaient être assaillis. Ils refusent de suite il rétrograde et exécute un commandement . Aussitôt ils mettent leurs armes bas et donnent leurs munitions. . Ayant rejoint sa colonne mobile il fut coucher à jans, petit bourg à une demie lieu de la grande route de rennes à Nantes. Informé qu’une colonne républicaine sortait de Derval pour aller à Nozay il fit partir sa colonne pour s’emparer d’un point nommé " la quirièlle "  Il fait avancer douze cavaliers, six à la droite et six à la gauche et se teint en avant avec le chevalier Le Maignan a une certaine distance des dits cavaliers qui avaient ordre de courir sur l’ennemi s’il en donnait le signal avec son sabre et de rétrograder s’il le fallait. Voyant que le détachement républicain de quatre cents hommes marchait à volonté à la suite de son commandant, il ordonna de courir dessus sabre et pistolet à la main. Le commandant ne pouvant mettre ses soldats en bataille se sauva au grand galop. Il en fut sabré 28 et trente deux prisonniers, le reste se sauva dans un petit bois et abandonna une somme de 36000 francs en papier qu’ils conduisaient à Nantes pour solder la garnison.

 

L’infanterie de la colonne mobile qui était postée au pont de la " Quirielle " ne prit point part dans l’affaire. La caisse qui fut prise pourtant valait six à sept mille francs en argent qui fut employé à donner des habillements à la dite colonne.

 

Un général républicain nommé Humbert étant arrivé à Châteaubriant pour prendre les moyens de réduire les royalistes. Cœur de Lion prit sa position sur la butte de la forge de Gravotelle près moisdon, ne pouvant tenir, il battit en retraite jusqu'à la chaussée route de Chateaubriant à Nort. Il s’y battit deux heures et voyant qu’il n’avait plus de cartouches, il fit retraiter sa troupe à droite et à gauche le long d’une petite rivière qui les mettait à couvert et se rendit au grand galop au pont du val où il trouva un de ses bataillons qui venait à son secours. Il attendit l’ennemi qui le força encore de battre en retraite jusqu’au landes du grand Auvray commune du grand Auverné . Il forma tout au près de ces landes en bataillon carré que l’ennemi qui le poursuivait ne put rompre. Mais son cheval fut blessé. A la nuit tombante l’ennemi se retira dans le petit bourg d’Auverné. Cœur de lion sans perdre de temps demanda des secours à son Général et réunit plusieurs bataillons de sa division dans la lande de la cantonnière. Aussitôt l’arrivée de son général qui lui donna le commandement il marcha contre l’ennemi à la tête de l’avant garde et voyant qu’il ne pouvait l’attirer hors des murs où il était retranché il se fit un important feu. Les chasseurs de Bourmont commandés par le comte de Châtillon et prêt à découdre l’armée républicaine qui fut débusquée, culbutée et sabrée de manière qu’il en resta plus de la moitié sur le champ de bataille. Cœur de lion eut un cheval tué. Tels sont les affaires de l’an 1795. (non février 1796)

 

Au commencement de 1796, (c'est en février 1795) il y eut une suspension d’armes dans la lutte. Les armées royales de l’ouest et pendant cette suspension il se fit une réunion au château de la mabilais près rennes, composée de chefs royalistes du nombre desquels était Cœur de Lion et de représentants républicains ; Chacun chercha à se tromper et un traité de paix y fut conclu très nuisible aux armées royalistes et très avantageux à la république qui connut par ce moyen quelles étaient les ressources des royalistes. Quelque temps après cette funeste paix finie, les royalistes voyant la mauvaise foi des républicains mirent en campagne et Cœur de Lion à la tête de sa colonne mobile reçut l’ordre de son Général de se rendre au Loroux Beconnais, route de Candé à Angers, pour marcher avec la d’autres divisions de (plouzin dit le lion) contre un corps de républicains qui se retira dans la ville d’Angers. Cœur de lion s’en retourna dans son arrondissement et quelques jours après il eut ordre d’aller joindre le comte de Châtillon et le Comte de Bourmont qui étaient au bourg de Pannecé à trois lieues d’Ancenis. Ce bourg fut attaqué par une colonne républicaine qui battue et poursuivie jusqu’à Trans deux lieues de Nort.

 

Cœur de lion se retira de nouveau et se réunit ensuite à la colonne que commandait le comte de Châtillon en qualité de Major Général. L’armée royale marcha sur Héric , bourg près la grande route de Nantes à Rennes. Cœur de lion qui formait l’aile gauche tomba un des premiers sur l’avant garde placée sur la grande route. Ceux qui s’échappèrent se sauvèrent vers leur garnison qui était au bourg. Le commandant voyant que sa position n’y était pas avantageuse courut dans des landes où il forma sa troupe en triangle et il manœuvra de manière que sa retraite s’effectua sans beaucoup de pertes. Cœur de lion eut son cheval tué dans cette affaire.

Quelques jours après il alla dans la commune de Maumusson pour y voir sa mère. Le lendemain de son arrivée ayant entendu un feu très vif du côté de saint herblon il monta promptement à cheval et s’y dirigea. Il fut arrivé à temps pour pouvoir rallier un corps de royalistes qui était en pleine déroute. Il retourna si vivement sur l’ennemi qu’il l’obligea à prendre la déroute à son tour et à se retourner en désordre vers saint herblon. Son cheval fut encore tué ce qui l’obligea à retourner chez sa mère à pied. Etant retourné à sa division, il prit avec lui Pacory commandant en second , M. le Chevalier de Maignan et quelques cavaliers pour aller à Fougeray y passer l’un de ses bataillons en revue. Chemin faisant ils tombèrent au milieu d’une colonne républicaine qui était arrêté au bourg de Saint Vincent arrondissement de Châteaubriant. Ils furent si bien entourés qu’ils leur fallut lancer tous leurs chevaux ensembles sur le rang qui les empêchaient de rétrograder. Ils échappèrent tous sains et saufs excepté Cœur de Lion qui reçut une balle qui lui traversa une partie du corps et le mit hors d’état de se battre. Six semaines après sur la fin de 1796, le général de Scépeaux, commandant la division de la Haute Bretagne et du bas Anjou et du Maine fut obligé de capituler et de rendre ses armes, son armées manquant de munitions et d’argent.

 

Les royalistes restèrent tranquilles jusqu’en 1799. Ils reprirent les armes et eurent pour Général en chef le comte de Châtillon. Cœur de lion retourna à la tête de sa division et forma de suite une colonne mobile. Il fut un peu embarrassé pour se procurer des armes parce que toutes celles qui avaient été cachées soit en terre où autres endroits humides étaient hors d’état de servire. Il ne trouva point d’autres moyens de s’armer qu’en cherchant l’occasion de rencontrer quelques détachements républicains où de faire des incursions dans le pays habité par les cents sols ou gardes territoriales. Le premier détachement qui se montra ce fut sur la grande route de Nantes à Rennes. Le détachement était composé de deux cents grenadiers, la plus part habitants de Nantes, il les somma de rendre leurs armes avec l’assurance qu’ils n’auraient pas de mal. Sur leur refus il leurs dit regardez derrière vous Ils virent un certain nombre de soldats qui avançaient tout doucement l’arme au bras et jetant leur regard en, avant ils en apparurent un bien plus grand nombre qui s’avançaient des deux cotés de la route ce qui les décida aux propositions qu’on leurs offrait . Ils acceptent de mettre bas les armes et leurs sacs et de se retirer quatre pas en arrière. Rien ne leur fut pris que leurs fusils et cartouches.

 

Cœur de Lion les fit conduire dans la ville de Fougeray et pendant la nuit il fait avancer une garde avec quatre des dits prisonniers sur la ville de Bain. Quelque temps après il l’a suivit et arrivé dans une hauteur qui dominait la ville. Il envoya les quatre prisonniers porter une lettre au commandant de la place qui refusa toute condition. Cœur de lion s’avance de plusieurs pas, divise sa colonne en deux bataillons et les fit avancer sur deux points. La garnison voyant qu’on avançait ainsi et que déjà on passait par dessus les murs et barrières sortit du coté de Rennes mais elle fut poursuivit si sévèrement qu’elle fut obligée de jeter ses armes et se déssimant dans les champs. Il fut pris six cents fusils, des munitions, trois cents habillements tout neufs sans compter pistolets, fusils de chasse qu’on prit chez les habitants qui furent obligés de loger et de nourrir vainqueurs pendants trois jours.

 

La caisse administrative fut prise et (Cœur de lion distribua le montant à ses soldats ) les grains qui étaient ramassés dans les greniers de Monsieur de Grand Ville pour la garnison furent moitié vendus moitié donnés aux paysans. Cœur de Lion distribua à ses soldats le montant de la caisse et le produit du grain ainsi que les habillements républicains. Sorti de la ville de Bain , il se rendit à la Trébœufs où il passa une partie de la nuit. Arrivé de grand matin à Sainte Colombe, département de l’Ille et vilaine et prit le bourg de Coèmes où il y avait une garnison de républicains territoriales ; Divisant sa colonne en trois bataillons, le premier formait l’aile gauche, le second l’aile droite et le troisième le centre après avoir fait prendre l’habit républicain à vingt-cinq hommes, il se mit à leur tête avec sa cavalerie et s’avance sur le dit bourg de coësme. Arrivé tout près du corps de l’ennemi on lui crie " qui vive ? " Il répond " républicains et vive la République ! " les soldats voyant 25 hommes en habits bleus crut que c’était des siens. Cœur de lion pénètre au galop dans le bourg en criant avec ses soldats " Vive la République ! " Tout le bourg fut investi et la garnison obligée de rendre les armes.

 

Le lendemain de cette affaire, un cavalier vint lui apporter l’ordre de se rendre à Pouancé où le général Châtillon lui annonça une suspension d’armes, que tous les chefs royalistes allaient se réunir pour aviser aux moyens de faire un traité avantageux et quel avantage puisqu’il s’agissait de se soumettre aux prétentions de Bonaparte. Mais un grand nombre de chefs et Cœur de lion n’était pas de ce nombre, assez crédules pour croire que Bonaparte voulait rétablir les Bourbons sur le trône furent d’avis de se soumettre promptement à son gouvernement et leur croyance fut vaine. Telle fut les campagnes de 1799 et 1800.

 

La divine providence voyant que la France était menée par un cruel usurpateur lui envoya son souverain légitime qui furent bien peu de temps après obligé de partir de la France une seconde fois ce qui survint en 1815. De toutes parts les royalistes coururent prendre les armes. Cœur de lion forma promptement une colonne mobile et fut se joindre à celle de Monsieur de Couèlin. Ils entreprirent de désarmer les douaniers placés sur les bords de la vilaines après la venue des anglais des fusils, de la poudre et souliers ils marchèrent sur Guérande et fut obligé de se retirer avec perte ils se séparèrent. Cœur de lion conduit toutes ses munitions à Fougeray et passe ensuite par châteaubriant pour aller désarmer le pays des gardes territoriales , tel que Martigné Ferchaux, coesme , janze, cornus et Bain. Puis il se retire attendant les ordres de son Roi. Dans cette campagne les royalistes étaient sous les ordres de Monsieur d’Andigné.

 

 

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